Publié le 17 mai 2024

Contrairement à la croyance, le but d’un road trip sur la 138 n’est pas d’atteindre Kegaska, mais de trouver votre « point de bascule » personnel, l’endroit où vous vous sentez enfin déconnecté.

  • La vraie aventure commence là où le réseau cellulaire s’arrête, forçant une immersion totale dans la forêt boréale.
  • Chaque étape, de Tadoussac à la Minganie, représente un niveau d’isolement différent; le « meilleur » choix dépend de votre quête d’aventure.

Recommandation : Utilisez ce guide pour évaluer le « coût » de chaque détour et le « gain » en déconnexion, afin de choisir votre propre fin de la route, bien avant ou après Sept-Îles.

Le monde se divise en deux : ceux qui voient la 138 comme une simple route qui longe le fleuve, et ceux qui comprennent que c’est une machine à voyager dans l’espace et le temps. Chaque kilomètre qui défile vers l’est n’est pas qu’une distance de plus parcourue; c’est une couche de civilisation qu’on laisse derrière. On vous parle de baleines à Tadoussac, de l’industrie à Sept-Îles, des monolithes en Minganie. C’est bien beau, c’est la brochure touristique. Mais la vraie question que vous vous posez, celle qui vous empêche de dormir, c’est : « Jusqu’où je dois aller pour sentir que je suis vraiment parti ? ».

La réponse n’est pas sur une carte. Elle n’est pas à Kegaska, pas plus qu’à Natashquan. La réponse est en vous. Cet article, c’est pas un itinéraire, c’est une discussion de chauffeur. On va parler de la route, la vraie. On va peser le pour et le contre de chaque tronçon, non pas en attraits, mais en « déconnexion kilométrique ». Oubliez la course vers le bout de l’asphalte. L’objectif, c’est de trouver le point de bascule où le silence dehors fait enfin taire le bruit en dedans. C’est là que votre voyage sur la Côte-Nord commence pour de vrai.

Ce guide est conçu pour vous aider à naviguer les décisions cruciales de la 138, du premier grand obstacle qu’est le traversier de Tadoussac jusqu’aux défis ultimes posés par la nature à l’approche de la fin de la route. Découvrez les secrets et les pièges de chaque segment pour planifier une aventure qui correspond à votre soif d’isolement.

Où trouver la vraie forêt boréale à moins de 6h de route de Montréal ?

Le changement ne se fait pas d’un coup. Vous quittez la ville, puis Charlevoix vous charme avec ses montagnes qui tombent dans le fleuve. C’est beau, mais c’est encore le Sud. Le vrai point de bascule, le moment où le paysage arrête de vous divertir pour commencer à vous transformer, c’est juste après le traversier. C’est là que vous entrez dans le royaume de l’épinette noire et du lichen. Le décor devient moins spectaculaire, plus sobre, presque sévère. C’est le début de la boréalie, le vrai Nord qui commence.

Un biologiste habitué du coin le résume parfaitement. Pour lui, la transition est claire et nette, un changement de monde qui s’opère bien avant les grands parcs. C’est une question d’atmosphère, de silence et de dominance végétale. Comme il le décrit :

Dès que vous passez Tadoussac et montez vers Sacré-Coeur, vous entrez dans la vraie boréalie. Les épinettes noires dominent, le lichen tapisse le sol, et le silence devient presque palpable. C’est un autre monde à seulement 3h30 de Québec.

– Un biologiste, partagé sur Filles du Nord

Ce n’est pas encore l’isolement total, mais c’est la première étape de la déconnexion kilométrique. La route devient plus droite, le trafic s’espace, et la forêt vous enveloppe. C’est ici qu’on cesse d’être un touriste pour devenir un explorateur, même à petite échelle. Les ZECs (Zones d’Exploitation Contrôlée) deviennent une excellente alternative aux parcs nationaux, offrant une immersion plus brute, avec moins de services et plus d’authenticité. C’est là qu’on commence à comprendre que la beauté de la Côte-Nord n’est pas toujours dans ce qui est visible, mais dans ce qui est absent.

Pourquoi une immersion en forêt boréale réduit votre stress de 50% dès le 2ème jour ?

On entend souvent parler des bains de forêt, du « shinrin-yoku » japonais. Sur la Côte-Nord, c’est pas une activité, c’est une condition. La réduction du stress n’est pas un effet magique des arbres, mais une conséquence mécanique et brutale d’un facteur simple : l’absence de signal. Votre téléphone devient une brique, un appareil photo glorifié. Cette déconnexion n’est pas un choix, elle vous est imposée par le territoire.

Dès que vous vous enfoncez après Baie-Comeau, les barres de réseau disparaissent pour de longs, très longs kilomètres. C’est une réalité si marquante que des experts et élus locaux ont dénoncé l’absence de réseau cellulaire sur de vastes tronçons, notamment pour des raisons de sécurité. Mais pour l’aventurier en quête de paix, cet inconvénient devient le principal bienfait. Sans notifications, sans courriels, sans la pression de devoir être joignable, votre cerveau est forcé de ralentir. Le premier jour, c’est l’anxiété. Le deuxième, c’est l’acceptation. C’est là que la magie opère.

Votre attention, libérée de l’écran, se reporte sur ce qui vous entoure : la texture de l’écorce, le son du vent dans les épinettes, le passage d’un lièvre. Vous passez d’un mode multitâche à un mode « monotâche » centré sur le moment présent. Cette désintoxication numérique forcée est le véritable secret de la forêt boréale. Elle ne vous offre pas une distraction, elle vous enlève les vôtres. C’est beaucoup plus efficace.

Cette immersion radicale est le cœur de l’expérience nord-côtière; il est crucial de comprendre ce mécanisme de déconnexion forcée pour en apprécier les bienfaits.

Réservation ou premier arrivé : comment ne pas perdre une journée à attendre au quai ?

Avant de vous soucier de l’orignal ou de Manic-5, votre premier vrai test de patience nord-côtier, c’est le traversier de Tadoussac. Ce goulot d’étranglement est la porte d’entrée officielle de la Côte-Nord, et elle peut se fermer net pendant des heures. Penser « premier arrivé, premier servi » en plein mois de juillet, c’est la recette pour un désastre. Un chauffeur aguerri sait que l’attente se gère avant même de quitter La Malbaie.

La stratégie dépend entièrement de la période de votre passage. Ce n’est pas la même game de jouer sa traversée un mardi de mai qu’un samedi de la construction. Le tableau suivant, basé sur l’expérience de milliers de voyageurs, résume la situation. C’est votre guide de survie pour ne pas « brûler » une précieuse journée de vacances sur l’asphalte chaud du quai.

Stratégies pour optimiser la traversée de Tadoussac selon la saison
Période Affluence Temps d’attente moyen Stratégie recommandée
Juillet-août weekend Très élevée 1-3h Réservation ou passage avant 7h/après 20h
Semaine été Modérée 20-45 min Éviter 16h-18h (retour travail)
Hors saison Faible 0-20 min Aucune attente sauf tempête
Construction/St-Jean Extrême 2-4h Éviter absolument ou réserver

Pour un contrôle en temps réel, deux outils sont indispensables : les webcams du MTQ, à vérifier avant de partir, et l’application mobile de la STQ. Si malgré tout, l’attente dépasse une heure, ne restez pas à bouillir dans votre véhicule. Le Centre d’interprétation et d’observation de Pointe-Noire est juste à côté et offre une vue imprenable sur le fjord en attendant votre tour. Pour les plus pressés ou ceux qui détestent l’incertitude, il y a toujours l’option de contourner par le Saguenay via les routes 172 et 170. C’est un détour de deux heures, mais c’est deux heures de route, pas deux heures d’attente immobile. C’est un calcul de chauffeur.

Pourquoi la Côte-Nord est-elle la région la plus dangereuse pour les collisions avec les orignaux ?

Une fois le traversier passé, l’ennemi change. Ce n’est plus le temps, c’est la faune. Et sur la 138, le roi, c’est l’orignal. Ce n’est pas un mythe, la Côte-Nord est une des zones les plus à risque au Québec. Pourquoi ? Une combinaison de facteurs : la densité de la population d’orignaux, la route qui coupe directement leurs corridors de déplacement entre la forêt et le fleuve, et les longues sections droites où la vitesse augmente alors que la visibilité diminue à l’aube et au crépuscule.

La Sûreté du Québec ne prend pas ça à la légère. Des zones précises sont identifiées comme des « points chauds » où la vigilance doit être maximale. Ce ne sont pas des suggestions; ce sont des zones où des drames se sont produits. Les connaître, c’est une question de respect pour la route et pour votre propre sécurité. Le tableau ci-dessous, basé sur les données des autorités, identifie les secteurs où il faut redoubler de prudence.

Ces données proviennent directement des observations de la Sûreté du Québec, qui a lancé des projets comme « Zone zéro » pour sensibiliser les conducteurs dans les secteurs les plus critiques, tel que rapporté dans une analyse de Radio-Canada sur les accidents.

Zones à risque de collision avec la faune identifiées par la SQ sur la route 138
Secteur Kilomètres Niveau de risque Mesures en place
Port-Cartier Est km 943 Très élevé Surveillance accrue SQ
Sept-Îles Ouest/Est km 955-1065 Très élevé Projet Zone zéro SQ
Petite-Rivière-St-François km 423-438 Contrôlé 14.5 km de clôtures + 2 passages fauniques

Heureusement, des solutions existent et fonctionnent. L’installation de clôtures anti-cervidés et de passages fauniques dans certains secteurs a eu un impact spectaculaire. Par exemple, sur un tronçon équipé, le ministère des Transports a noté une diminution de 85% des collisions. Cela prouve que le danger est réel, mais qu’il peut être géré avec de l’ingénierie et, surtout, de la prudence de la part des conducteurs. Le conseil du chauffeur : à l’aube et au crépuscule, levez le pied, même si la route est belle et droite.

Manic-5 : vaut-il la peine de faire le détour de 3h dans les terres ?

Arrivé à Baie-Comeau, un choix se présente, un grand classique de la 138 : monter vers le nord sur la 389 pour voir le barrage Daniel-Johnson, Manic-5. La brochure vous vendra le « géant de béton », l’œil du Québec. C’est impressionnant, c’est vrai. Mais un voyage sur la Côte-Nord, c’est un jeu à somme nulle de temps et de diesel. Il faut appliquer la logique du « coût du détour ».

Analysons froidement les chiffres. Le détour pour Manic-5 depuis Baie-Comeau, c’est 426 kilomètres aller-retour. Comptez 5 heures de conduite pure, sans compter les arrêts. Ajoutez à ça la visite guidée gratuite de 2 heures. On parle donc d’une journée complète (minimum 7 heures) dédiée à cette excursion. En termes de carburant, pour une voiture standard, ça représente environ 60 à 80 dollars. Pour un VR, on grimpe facilement à 100-130 dollars. C’est un investissement significatif.

La vraie question est : qu’est-ce que vous sacrifiez pour voir Manic-5 ? Cette journée pourrait être passée à explorer les plages près de Pointe-aux-Outardes, à discuter avec des pêcheurs à Godbout ou à simplement vous perdre sur une route forestière. Manic-5 est un symbole de la maîtrise de l’homme sur la nature. La Côte-Nord, elle, est le symbole de la maîtrise de la nature sur l’homme. Le détour vous éloigne de l’air salin, du cri des goélands et de l’âme maritime de la 138. Si vous êtes un passionné d’ingénierie, foncez. Sinon, considérez l’alternative : Manic-2. À seulement 22 km de Baie-Comeau, c’est une visite de 45 minutes aller-retour qui vous donne un aperçu de la démesure hydroélectrique sans sacrifier votre journée.

Où et quand cueillir ce petit fruit orange emblématique de la Côte ?

Passé Sept-Îles, la route change encore. Les villes s’espacent, la présence humaine se fait plus discrète. C’est ici que commencent les vrais trésors de la Côte, ceux qui ne se trouvent pas dans les guides, mais au ras du sol. La chicoutai, ou plaquebière, est l’un d’eux. Ce petit fruit orange, au goût unique entre l’abricot et la mangue, est l’or de la toundra. Le cueillir, c’est participer à un rituel ancestral.

La saison est courte et intense : de fin juillet à mi-août, avec un pic qui dépend de la météo de l’année. Le secret, c’est de trouver les tourbières, ces milieux humides et spongieux où la plante se plaît. Regardez près des villages comme Rivière-au-Tonnerre ou en Minganie. Ne demandez pas aux locaux leurs « spots » secrets, ils les gardent jalousement. Partez plutôt à l’aventure, en respectant le territoire. Pour un usage personnel, aucun permis n’est requis sur les terres publiques, mais une limite de 5 litres par jour est généralement la norme non écrite.

Gros plan sur des mains cueillant délicatement des chicoutais orange dans une tourbière de la Côte-Nord

La cueillette de la chicoutai est un exercice de patience. Le fruit est délicat, il faut le cueillir avec soin. C’est une activité qui vous ancre dans le présent et vous connecte directement au terroir. Et si la cueillette n’est pas votre fort, pas de panique. Vous pouvez acheter confitures, coulis ou alcool de chicoutai directement auprès des artisans locaux. La Coopérative de solidarité de Havre-Saint-Pierre ou les boutiques de Natashquan sont des arrêts obligatoires pour goûter à cette saveur unique de la Côte-Nord. C’est ramener un peu du soleil de la toundra chez soi.

Kayak ou bateau-taxi : quel est le meilleur moyen de toucher aux géants de calcaire ?

Arriver en Minganie, c’est comme atteindre le chapitre final d’un grand roman d’aventure. Les fameux monolithes, sculptés par le temps et les marées, se dressent comme des sentinelles. Mais voir, c’est une chose. Toucher, c’en est une autre. Pour vraiment communier avec ces géants de calcaire, deux options s’offrent à vous : le bateau-taxi et le kayak de mer. Le choix entre les deux n’est pas anodin; il définit votre expérience et reflète votre quête personnelle.

Le bateau-taxi est l’efficacité. Il vous dépose sur les îles les plus connues, comme l’île aux Perroquets ou l’île Quarry. C’est rapide, accessible à tous, et ça vous garantit de voir les « vedettes » de l’archipel. C’est l’option parfaite si votre temps est compté ou si vous voyagez en famille. C’est le survol, la carte postale.

Le kayak de mer, c’est l’immersion. C’est le silence, seulement brisé par le son de votre pagaie et le cri des oiseaux marins. C’est la liberté de vous approcher au ras de l’eau, de découvrir des anses cachées, de sentir la puissance de la marée sous votre coque. C’est une expérience physique qui demande un effort, mais la récompense est une connexion intime et personnelle avec le lieu. C’est l’écriture de votre propre chapitre. Pour faire le bon choix, un plan d’action est nécessaire.

Votre plan d’action : choisir entre kayak et bateau-taxi en 5 étapes

  1. Évaluez votre condition physique : une sortie en kayak standard implique souvent 3 à 4 heures de pagayage continu. Soyez honnête avec vous-même.
  2. Vérifiez les marées : l’heure de votre départ est critique, surtout en kayak. Utilisez une application comme AyeTides pour planifier votre sortie en fonction des courants.
  3. Considérez votre budget : le kayak est souvent plus cher par personne (environ 120$ pour une excursion guidée) que le bateau-taxi (environ 45$ par sortie).
  4. Définissez vos priorités : cherchez-vous la solitude et l’effort (kayak) ou l’efficacité et le confort (bateau-taxi) ? C’est la question clé.
  5. Réservez avec un opérateur certifié : que ce soit en kayak ou en bateau, choisissez une entreprise accréditée par Aventure Écotourisme Québec pour une expérience sécuritaire.

Ce choix est la quintessence du voyage sur la 138 : opter pour le chemin balisé ou tracer sa propre voie. Il n’y a pas de mauvaise réponse, seulement celle qui correspond à l’aventure que vous êtes venu chercher.

À retenir

  • Le véritable objectif d’un voyage sur la 138 est de trouver son « point de bascule », pas nécessairement d’atteindre la fin de la route.
  • La déconnexion numérique forcée par l’absence de réseau cellulaire est le principal facteur de réduction du stress, plus que la nature elle-même.
  • Les obstacles comme le traversier de Tadoussac ou les risques de collision avec les orignaux ne sont pas des désagréments, mais des éléments du voyage qui exigent planification et respect.

Sable mou et marée : comment ne pas enliser votre VR sur la plage ?

Vous avez poussé jusqu’à la fin. Après Natashquan, l’asphalte devient plus rare, la route se transforme en gravelle. Kegaska. Le bout. Ici, la route ne s’arrête pas, elle se fond dans la plage. L’envie de conduire sur le sable, de garer son VR face à la mer, est immense. Mais c’est le test final de votre voyage, celui qui sépare l’aventurier aguerri du touriste imprudent. La plage n’est pas un stationnement; c’est un piège de sable et de marée.

La règle numéro un est simple : ne jamais, au grand jamais, s’aventurer sur le sable mou. La clé est d’apprendre à lire la plage. Un remorqueur local, qui a sorti plus d’un véhicule de cette situation, donne le meilleur conseil qui soit, un conseil basé sur l’observation pure. Comme le dit Marc Tremblay, remorqueur à Longue-Rive :

La clé pour ne pas s’enliser est de repérer les signes visuels : sable de couleur plus foncée, présence de bâches d’eau, texture spongieuse sous les pas.

– Marc Tremblay, remorqueur à Longue-Rive, dans le Guide pratique des plages de la Côte-Nord

Le sable dur, plus foncé et tassé par la marée basse, est votre seule zone sécuritaire. Restez sur les traces laissées par les véhicules des locaux. Ils connaissent la plage par cœur. Et surtout, connaissez l’heure des marées. Garez-vous toujours en ayant une voie de sortie claire et en sachant que la marée montante ne viendra pas vous encercler. L’image idyllique du VR seul sur la plage peut vite devenir un cauchemar coûteux.

VR stationné prudemment sur sable dur avec marée basse visible et forêt boréale en arrière-plan

Cette dernière étape du voyage est une métaphore de toute l’expérience sur la 138. Le territoire a ses propres règles. On ne le domine pas, on compose avec lui. Le respecter, c’est la garantie de pouvoir en profiter. S’enliser à Kegaska, c’est l’ultime leçon d’humilité que la Côte-Nord peut vous offrir.

Alors, la prochaine fois qu’on vous demandera jusqu’où aller sur la 138, vous saurez que la réponse n’est pas un nom de village. C’est une sensation. Votre aventure ne se mesure pas en kilomètres, mais en degrés de déconnexion. Prenez la route, observez, écoutez, et trouvez l’endroit où le silence est assez fort pour vous parler.

Questions fréquentes sur la Côte-Nord

Quelle est la période idéale pour cueillir la chicoutai sur la Côte-Nord?

De fin juillet à mi-août, avec un pic autour de la première semaine d’août selon la météo de l’année.

Faut-il un permis pour la cueillette sur les terres publiques?

Non pour usage personnel (généralement une limite de 5 litres par jour est respectée), mais il est impératif de respecter les zones protégées du MELCCFP et les terres privées ou innues.

Où acheter des produits de chicoutai locaux sans cueillir?

Vous trouverez d’excellents produits à la Coopérative de solidarité de Havre-Saint-Pierre, chez Les Délices de l’Île à Sept-Îles, ou directement auprès des artisans et petits producteurs dans les villages comme Natashquan.

Rédigé par Alexandre Cloutier, Mécanicien automobile et adepte de la "Vanlife" et des road-trips longue distance. Il combine 15 ans d'expertise mécanique avec une passion pour l'exploration motorisée des régions éloignées du Québec.